=> LES DATES Printemps / ete 2020 réportées : Spectacle « Mexica » par TEXCOKO

10 Avril – Le lieu Commun, Maisons Alfort

 

TOURNEE LILLOISE

23 Avril – La Moulinette

24 Avril – Le Verlaine

25 Avril – Le 188

 

TOURNEE PARISIENNE

19 Mai – Le Lavoir Moderne Parisien

5 Juin – Festival Tournée Générale

6 Juin – Console

 

26 Juin – Les Scènes Sauvages, Vallée de la Bruche

 

FESTIVAL D’AVIGNON

8 Juillet – Sessions Acoustiques au Theatre du Train Bleu

9 Juillet – Sessions Acoustiques au Theatre du Train Bleu

15 juillet – Theatre du Train Bleu

16 Juillet – Theatre du Train Bleu

=> retour sur scène avec Texcoko et le spectacle Mexica en live le 12/10 à 20h @ la vache bleue 75019 entrée libre

Né d’une rencontre entre le comédien Alexandre Pallu et les musiciens Flavien Ramel et Guillaume Rouillard, Mexica est une traversée hallucinée d’un Mexique fantasmé. À travers littérature et musique. « Después de tantas horas de caminar sin encontrar ni una sombra de árbol, ni una semilla de árbol, ni una raiz de nada, se oye el ladrar de los perros ». En ouvrant Mexica par ces mots de Juan Rulfo (1917- 1986), sorte de météorite de la littérature mexicaine – un recueil de nouvelles, Le Llamo en flammes, et le roman Pedro Paramo ont suffi à faire de lui une figure majeure de ce champ littéraire –, c’est dans une terre inconnue, magique, qu’Alexandre Pallu nous invite à pénétrer. Accompagné de Flavien Ramel qui réveille doucement sa batterie, et de Guillaume Rouillard qui fait de même avec sa trompette, le comédien prononce ces mots en espagnol dans un souffle quasiincantatoire. Plus qu’au sens, c’est ainsi le rythme, la vibration des mots qu’il nous invite à goûter, à boire et à danser. Car, conçu pour être joué dans des bars, Mexica fait de la littérature une fête. Un voyage où la poésie offre un aller simple vers la transe. Sans transition, les trois complices quittent les rivages arides, désespérés de Juan Rulfo pour ceux du Britannique Malcom Lowry dans Au-dessous du volcan (1947). Un roman majeur du XXème siècle, où un Consul de Grande-Bretagne se livre au fin fond du Mexique à un « corps à corps nocturne avec la mort » largement arrosé de mezcal. Alcool qui, après la bière que se partagent les artistes de plus en plus emportés par leur partition toute en ruptures de styles et de tempos, fait son apparition sur scène. Avant de circuler parmi les spectateurs, qui pénètrent ainsi un peu plus profond encore dans l’univers hybride de Mexica. Dans son Mexique qui, comme l’indique le titre du spectacle, est un peu celui des Aztèques de Teotihuacan, sédentarisés dans la région de Mexico au XIVème siècle, mais aussi bien d’autres choses. Bien d’autres univers découverts par Alexandre Pallu, Flavien Ramel et Guillaume Rouillard au gré de leurs explorations littéraires. Dans Mexica, les trois artistes font une force de leur ignorance du Mexique réel. Baroudeurs des bibliothèques, ils se sont construits à partir de leurs lectures un territoire à eux. « Un peu comme certains auteurs de voyages du dix-neuvième siècle », ils sont partis des mots des autres pour s’inventer un pays à la mesure de leurs voix qui chuchotent et qui crient. Au diapason de leur répertoire musical qui passe sans anicroche du rock à l’électro. Du jazz au slam punk, en passant par la chanson. Mexica ne laisse personne sur le bas-côté. L’exigence, l’intensité que le comédien et les deux musiciens mettent dans chaque note et dans chaque mot s’adressent au vivant quel qu’il soit. Passionné ou non de littérature mexicaine, habitué des salles de théâtre ou de celles des cafés. Sans jamais le dire, en toute simplicité, Mexica décloisonne. Et ça fait du bien. Pour sillonner, pour se démener sans tomber dans leur Mexique fantasmé, les trois aventuriers se sont choisis un guide hors-pair : le poète Octavio Paz (1914-1998), l’un des précurseurs du mouvement dit « indigéniste ». Son long poème épique Pierre de soleil en particulier, construit sur le modèle circulaire du calendrier aztèque, où un marcheur solitaire mêle ses rêveries intimes à ses émotions paysagères. Pour nous mener ensuite sur les pas d’autres écrivains mexicains tels que la romancière Laura Esquivel et le chansonnier Alvarro Carillo. Mais aussi d’auteurs de la conquête comme Bernal Diaz del Castillo, auteur d’une Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle Espagne, et le roi et poète Nezahualcoyotl, et d’auteurs étrangers. De John Reed et d’Antonin Artaud, qui en prenant du peyotl – petits cactus aux propriétés psychotropes et hallucinogènes – comprit qu’il « inventait la vie, que c’était sa fonction et sa raison d’être ». Au-delà du Mexique, ce sont les voix du monde qui se rencontrent dans Mexica. Dans une mélancolie, dans une violence qui vibre en chacun.

Par Anaïs Heluin M

L’article est à retrouver ici : TEMPORAIREMENT CONTEMPORAIN

 

EN LIVE :

Le 12/10 à 20h @ la vache bleue, 25 Quai de l’Oise, Paris, 75019, entrée libre.

Le 09/11 @ La Grosse Mignonne, 56 Rue Carnot, 93100 Montreuil, entrée libre.

=> texcoko joue mexica @ festival Théâtre Rate d’Eymoutiers le 13/08, @ Festival La Mousson d’été le 25/08 & @ L’Armony de Montreuil le 06/09

23h, 13/08/19 aux Anciens Abattoirs d’Eymoutiers !
Toutes infos à retrouver ici : ARTICLE LUNDI MATIN

23h, 25/08/19 au Parquet de Bal de la Mousson d’été !
Toutes infos à retrouver ici : SITE DE LA MEEC

20h, 06/09/19 à l’Armony, 39 Rue Edouard Vaillant, 93100 Montreuil !
Métro Croix de Chavaux, entrée gratuite.

=> La presse parle de Mexica interprété par Texcoko. En live le 16/06 @ Café des Sports et le 20/07 retour chez Juliette…

 » Le Mexique à portée de bar. Découvert tout récemment dans le cadre de l’édition 0 du Festival Tournée Générale qui a déployé sa programmation éclectique dans une ribambelle de bars du 12ème arrondissement, inaugurant un nouveau concept festivalier de proximité dans lequel la convivialité constitue l’un des ingrédients principaux du projet, ‘Mexica” migre au Café des Sports le 16 juin prochain, une date qui semble être le début d’une aventure nomade au long cours.

© Claire Patris
C’est un voyage halluciné en terres mexicaines, emmené par un trio tapageur et brûlant, chamanique et hypnotisant. “Mexica”, du nom que se donnaient les Aztèques de Teotihuacan, les habitants primitifs de Mexico, relève autant du concert que du théâtre en ce qu’il appelle musique et littérature dans sa marmite bouillonnante, en ce que parole et chant y frictionnent leur intensité rythmique, leurs variations mélodiques, leur infini potentiel d’envoûtement. Au micro, en avant scène, Alexandre Pallu, à l’initiative du projet, porte haut et loin les vertus migratrices de la littérature, terreau incomparable pour embarquer l’imaginaire, repère de paysages arides harassés de soleil, de coutumes séculaires, de mythologies baignées dans la poussière et la chaleur, l’alcool, l’espagnol et les autres langues du terroir comme le nahuatl, la langue des aztèques, la mélancolie qui imprègne tout et la fête pour exutoire à la mort qui partout rôde. C’est un Mexique fantasmé peuplé de fantômes du passé qui nous est donné à traverser sans carte, un pays à boire par tous les pores, guidés par ce comédien flamboyant, Alexandre Pallu le grand, conquérant extravagant d’un auditoire conquis et ravi. Magnétique et généreux, il semble littéralement habité par toutes ces voix qu’il transmet, ces paroles autres qu’il fait siennes, le corps entier transporté par l’ivresse des mots et la musique de ses acolytes envoûtants, compagnons de route indispensables, Flavien Ramel à la batterie mais pas seulement, disons à la direction musicale des opérations, et Guillaume Rouillard aux trompettes. Le trio cohabite au plateau dans une harmonie visible et communicative et la circulation entre leurs différentes énergies vient s’absorber dans le public aux premières loges de leur radieuse complicité artistique. On se perd avec délice dans ce flot musical toujours présent, en mouvement permanent, qui fusionne sans complexe moult genres pour jouer de la richesse des confrontations, rencontres, impuretés magnifiées dans l’éclat des entrechocs. Le résultat n’est ni lisse, ni propre, ni achevé dans sa forme mais funambule, libre, explosif, borderline, sur le qui vive.
D’ici et d’ailleurs, le corpus de textes brasse large, d’Antonin Artaud à Octavio Paz, en passant par Le Clézio, Juan Rulfo, Laura Esquivel, Bernal Diaz del Castillo, John Reed ou encore Malcolm Lowry. On y navigue entre poèmes aztèques, récits épiques de la conquête par les espagnols, chroniques sur la révolution et grands romans modernes mexicains. Mais “Mexica” n’est pas un spectacle documentaire sur le Mexique et son folklore, loin de là, il est la sédimentation de visions éclatées et percutantes, de sensations fulgurantes, un spectacle imprégné qui recrache sa sueur et sa ferveur à la face des spectateurs invités à être de la fête, à exulter dans un plaisir partagé. “Mexica” est un tourbillon qui nous entraîne à l’intérieur de nous mêmes autant qu’il nous électrise et nous invite à la danse, qui fait se lever la littérature dans un élan partageur et désinhibant, qui trempe la joie dans les larmes, l’amour dans la solitude, les hommes dans le paysage et le piment dans le Mezcal. Et implante le théâtre dans les bars pour mieux embrasser le public dans sa diversité, venir à lui plutôt que le contraire, et en raviver la flamme via une forme poreuse et palpitante qui s’auto-engendre sans moule et sans recette, s’accouche avec panache dans l’ivresse de vivre et d’être ensemble. Et la transe des trois de devenir la nôtre par un effet de verres communicants. Santé !  »

Par Marie Plantin

L’article sur Pariscope.fr

 » … au Bistrot de Juliette, à travers Mexica et le chapeau qui va avec, soutenu fermement pas les musiciens Flavien Ramel et Guillaume Roullard et les écrivains Antonin Artaud, Octavio Paz et Juan Rulfo, Alexandre Pallu mit le bar en feu avec de la tequila en bonus.  »

Par Jean-Pierre Thibaudat

L’article sur Mediapart.fr

 » Devant Le Bistrot de Juliette, où Alexandre Pallu et ses deux musiciens Flavien Ramel et Guillaume Rouillard font exploser les frontières de la musique et du théâtre, les badauds de la rue de Wattignies s’étonnent d’ailleurs, le nez collé à la vitrine, d’apercevoir plusieurs dizaines de personnes absorbées par les mots d’Octavio Paz, Juan Rulfo et Antonin Artaud. Attablées ou debout, mais toujours une bière, un kir, ou un mojito à la main, toutes se laissent guider dans cette exploration singulière en terres mexicaines, au rythme de morceaux souvent endiablés. Derrière le comptoir, les serveurs eux-mêmes n’en reviennent pas de constater, avec joie, que leur bistrot peut, le temps d’un soir, se métamorphoser en un espace où la culture a tous les droits. Car telle est la magie, et la raison d’être, de cette tournée générale.  »

Par Vincent Bouquet

L’article sur Sceneweb.fr

 

EN LIVE

Le 16/06 @ Café des Sports, 94 Rue de Ménilmontant, 75020 Paris, entrée libre.

Le 20/07 @ chez Juliette, 86 Rue de Wattignies, 75012 Paris, entrée libre.

=> Texcoko et le spectacle Mexica @ Peniche adelaide & Festival Tournée Générale

20 Avril @ Péniche Adélaïde, prix libre sur réservation, Quai de Loire, Bassin de l’Ourcq, Métro Jaures, Paris.
Précédé du set nuits blanches de Jonas Marmy à partir de 19h30.

Vendredi 7 Juin @ Le bistrot de Juliette, 86 rue de Wattignies, proche Porte Dorée, Entrée Gratuite, 20H30. Le festival Tournée Générale, au coeur du projet de l’association 12 Bars en scène, la suite sur leur site ! http://tourneegenerale.org/le-festival/