=> La presse parle de Mexica interprété par Texcoko. En live le 16/06 @ Café des Sports et le 20/07 retour chez Juliette…

 » Le Mexique à portée de bar. Découvert tout récemment dans le cadre de l’édition 0 du Festival Tournée Générale qui a déployé sa programmation éclectique dans une ribambelle de bars du 12ème arrondissement, inaugurant un nouveau concept festivalier de proximité dans lequel la convivialité constitue l’un des ingrédients principaux du projet, ‘Mexica” migre au Café des Sports le 16 juin prochain, une date qui semble être le début d’une aventure nomade au long cours.

© Claire Patris
C’est un voyage halluciné en terres mexicaines, emmené par un trio tapageur et brûlant, chamanique et hypnotisant. “Mexica”, du nom que se donnaient les Aztèques de Teotihuacan, les habitants primitifs de Mexico, relève autant du concert que du théâtre en ce qu’il appelle musique et littérature dans sa marmite bouillonnante, en ce que parole et chant y frictionnent leur intensité rythmique, leurs variations mélodiques, leur infini potentiel d’envoûtement. Au micro, en avant scène, Alexandre Pallu, à l’initiative du projet, porte haut et loin les vertus migratrices de la littérature, terreau incomparable pour embarquer l’imaginaire, repère de paysages arides harassés de soleil, de coutumes séculaires, de mythologies baignées dans la poussière et la chaleur, l’alcool, l’espagnol et les autres langues du terroir comme le nahuatl, la langue des aztèques, la mélancolie qui imprègne tout et la fête pour exutoire à la mort qui partout rôde. C’est un Mexique fantasmé peuplé de fantômes du passé qui nous est donné à traverser sans carte, un pays à boire par tous les pores, guidés par ce comédien flamboyant, Alexandre Pallu le grand, conquérant extravagant d’un auditoire conquis et ravi. Magnétique et généreux, il semble littéralement habité par toutes ces voix qu’il transmet, ces paroles autres qu’il fait siennes, le corps entier transporté par l’ivresse des mots et la musique de ses acolytes envoûtants, compagnons de route indispensables, Flavien Ramel à la batterie mais pas seulement, disons à la direction musicale des opérations, et Guillaume Rouillard aux trompettes. Le trio cohabite au plateau dans une harmonie visible et communicative et la circulation entre leurs différentes énergies vient s’absorber dans le public aux premières loges de leur radieuse complicité artistique. On se perd avec délice dans ce flot musical toujours présent, en mouvement permanent, qui fusionne sans complexe moult genres pour jouer de la richesse des confrontations, rencontres, impuretés magnifiées dans l’éclat des entrechocs. Le résultat n’est ni lisse, ni propre, ni achevé dans sa forme mais funambule, libre, explosif, borderline, sur le qui vive.
D’ici et d’ailleurs, le corpus de textes brasse large, d’Antonin Artaud à Octavio Paz, en passant par Le Clézio, Juan Rulfo, Laura Esquivel, Bernal Diaz del Castillo, John Reed ou encore Malcolm Lowry. On y navigue entre poèmes aztèques, récits épiques de la conquête par les espagnols, chroniques sur la révolution et grands romans modernes mexicains. Mais “Mexica” n’est pas un spectacle documentaire sur le Mexique et son folklore, loin de là, il est la sédimentation de visions éclatées et percutantes, de sensations fulgurantes, un spectacle imprégné qui recrache sa sueur et sa ferveur à la face des spectateurs invités à être de la fête, à exulter dans un plaisir partagé. “Mexica” est un tourbillon qui nous entraîne à l’intérieur de nous mêmes autant qu’il nous électrise et nous invite à la danse, qui fait se lever la littérature dans un élan partageur et désinhibant, qui trempe la joie dans les larmes, l’amour dans la solitude, les hommes dans le paysage et le piment dans le Mezcal. Et implante le théâtre dans les bars pour mieux embrasser le public dans sa diversité, venir à lui plutôt que le contraire, et en raviver la flamme via une forme poreuse et palpitante qui s’auto-engendre sans moule et sans recette, s’accouche avec panache dans l’ivresse de vivre et d’être ensemble. Et la transe des trois de devenir la nôtre par un effet de verres communicants. Santé !  »

Par Marie Plantin

L’article sur Pariscope.fr

 » … au Bistrot de Juliette, à travers Mexica et le chapeau qui va avec, soutenu fermement pas les musiciens Flavien Ramel et Guillaume Roullard et les écrivains Antonin Artaud, Octavio Paz et Juan Rulfo, Alexandre Pallu mit le bar en feu avec de la tequila en bonus.  »

Par Jean-Pierre Thibaudat

L’article sur Mediapart.fr

 » Devant Le Bistrot de Juliette, où Alexandre Pallu et ses deux musiciens Flavien Ramel et Guillaume Rouillard font exploser les frontières de la musique et du théâtre, les badauds de la rue de Wattignies s’étonnent d’ailleurs, le nez collé à la vitrine, d’apercevoir plusieurs dizaines de personnes absorbées par les mots d’Octavio Paz, Juan Rulfo et Antonin Artaud. Attablées ou debout, mais toujours une bière, un kir, ou un mojito à la main, toutes se laissent guider dans cette exploration singulière en terres mexicaines, au rythme de morceaux souvent endiablés. Derrière le comptoir, les serveurs eux-mêmes n’en reviennent pas de constater, avec joie, que leur bistrot peut, le temps d’un soir, se métamorphoser en un espace où la culture a tous les droits. Car telle est la magie, et la raison d’être, de cette tournée générale.  »

Par Vincent Bouquet

L’article sur Sceneweb.fr

 

EN LIVE

Le 16/06 @ Café des Sports, 94 Rue de Ménilmontant, 75020 Paris, entrée libre.

Le 20/07 @ chez Juliette, 86 Rue de Wattignies, 75012 Paris, entrée libre.

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